On conte ou pas!

On conte ou pas !

 

Présentatrice : Bonsoir. Ce soir, c’est une soirée spéciale Conte. Alors, si vous n’aimez pas les contes, je vous conseille de rentrer chez vous. Mais, attention, j’entends par conte, le monde des contes, les personnages qui y vivent. On ne va pas vous raconter des contes. Si c’est ce que vous attendez cela de cette soirée, vous pouvez rejoindre ceux qui vont partir. Non, ça, on a déjà du vous le faire. Nous, les histoires à dormir debout, c’est pas notre genre, d’autant que là, vous êtes assis et j’espère que vous allez le rester.

Spectateur : Ben, si c’est une soirée contes sans contes, Vous allez nous raconter quoi ? Enfin, Je ne voulais pas dire raconter puisque raconter, ça conte.

Présentatrice : Qu’est-ce que vous voulez compter ? Le nombre de spectateurs ?

Spectateur : Non, non, je voulais parler des contes que vous ne voulez pas conter, pas des comptes quelconques ou l’on compterait n’importe quoi.

Présentatrice : Je ne vous comprends pas. Qu’est-ce que vous voulez compter ? La recette ?

Spectateur : Non, laissez tomber, on ne va jamais y arriver. Continuez votre exposé, les gens comptent dessus.

Présentatrice : Sur les contes ? J’espère bien, on ne va parler que de ça ce soir.

 

  1. Chez le docteur avec Mme chaperon

 

Le docteur : Bonjour madame, je suis là pour vous aider. Qu’est-ce que je peux faire ?

Mme Chaperon : Fer, mais il n’y a rien à faire, docteur. Je suis en pleine forme. J’ai une santé de fer.

Docteur : Touchons du bois, alors. En quoi, puis-je vous être utile.

Mme Chaperon : J’ai quelques soucis en ce moment.

Docteur : racontez-moi ça.

Mme Chaperon : je fais des rêves inquiétants. Je vois des loups partout

Docteur : Vous rêvez de loups ?

Mme Chaperon : Pas seulement dans mes rêves. Hier, j’étais dans un supermarché et un homme était à coté de moi, il regardait quelque chose dans un rayon. Il me semblait, comment dire, spécial. Très poilu, Il bavait et il grognait. En plus il m’a montré ses dents.

Docteur : Vous étiez au rayon dentifrice ?

Mme chaperon : Ha ça, je ne m’en souviens plus.

Docteur : Peut-être, avait-il une dent gâtée ?

Mme Chaperon : Je ne sais pas pourquoi il gâterait ses dents. Bien que, vous avez raison, elles nous rendent bien service.

Docteur : et ensuite ?

Mme Chaperon : J’étais toute chiffon et je me suis sentie fichu... A suivre

 

Pub Potion magique :

Quand je fais de la potion magique, je suis sûre que tout le monde sera content.

Moi j’appelle le Korrigan pour qu’il goute la potion de Maman

Quand je fais de la potion magique, je suis sûre de ce qu’il y a dedans

De la bave de crapaud, de la morve de Troll, évidement.

Quand je fais de la potion magique, je suis sûre de ce qu’il y a dedans

Potion magique, il y a une odeur dans l’air !

  1. Le docteur et Mme Neige

Docteur : Bonjour Madame, en quoi puis-je vous aider ?

Mme Neige : c’est un peu délicat docteur.

Docteur : Je suis là pour ça, Mme Ratafia

Mme Neige : Non, non, docteur, je m’appelle Neige, madame Neige.

Docteur : Allons-y, madame Pissenlit.

Mme Neige : Ben, voilà, j’ai un gros problème. J’ai la phobie des pommes en ce moment, et je ne comprends pas pourquoi.

Docteur : depuis combien de temps ? Mme cabestan

Mme Neige : Ben, disons, un petit moment, maintenant.

Docteur : Ca correspond à un moment précis dans votre vie ? Mme Sursis 

Mme Neige : Neige, C’est Mme Neige. Non, enfin si, mais je ne vois pas le rapport avec ce problème. Je me suis mariée, il n’y a pas longtemps.

Docteur : Et ça correspond à votre phobie des pommes ? Mme Chromosome.

Mme Neige : Ben, disons que c’est étrange. Le lendemain du mariage, ma belle-mère m’a proposée une pomme et j’ai refusé d’une manière très brusque. J’ai été très gênée ensuite pour mon mari.

Docteur : Et depuis, vous n’en avez pas mangé ? Mme Acné.

Mme Neige : Je m’appelle Neige, Mme Neige. Non, je n’y arrive plus. Dès que je vois une pomme, je crie, je deviens hystérique. Mais, ce n’est pas tout, docteur.

Docteur : je vous écoute, Mme banqueroute.

Mme Neige : Je crois que mon mari est spécial. Ses amis, surtout.

Docteur : Et pourquoi, Mme Courroie.

Mme Neige : Ce sont tous des nains. Ce n’est pas courant des nains, hé bien les amis de mon mari ce sont tous des nains... A suivre

 

Pub Misstick

Une ado à ses parents : C’est quoi, ce chapeau de Princesse, comment vous vouez que je sorte avec ça sur la tête ? Je me tape une honte d’enfer. J’ai honte, j’ai honte ! J’en ai marre de vivre dans cette famille.

Voix Off : Personne ne lui a dit que le prince charmant s’est marié ? Ouf ! Surtout pas un mot !

Pour trouver le prince charmant, taper Misstick. Misstick, le site qui fera que le prince charmant sera votre amoureux.

  1. Le docteur et Mr Occhio

Docteur : Bonjour, chez Monsieur, je peux vous aider en quoi ?

Mr Occhio : J’ai un problème délicat, docteur.

Docteur : Je vous écoute.

Mr Occhio : Mon nez pousse

Docteur : Oui, et alors ?

Mr Occhio : Ben, ce n’est pas normal, docteur.

Docteur : Et pourquoi donc, s’il vous plait ?

Mr Occhio : Mais, docteur, Personne n’a le nez qui pousse. Ce n’est pas normal.

Docteur : Mais si, vous dis-je, c’est une chose très courante.

Mr Occhio : Mais je suis ou, là ? Vous êtes bien docteur ?

Docteur : Absolument, chez Monsieur. Et je vous dis que c’est tout à fait normal d’avoir le nez qui pousse. Ca n’arrive pas à tout le monde, mais c’est assez courant.

Mr Occhio : Je… Suis un peu surpris, docteur. Mais vous en connaissez beaucoup des gens comme ça ? Moi c’est la première fois que j’en entends parler... A suivre

 

Une pub de la BAAF

C’est la BAAF

(Les deux frères de du maitre du chat botté viennent à la banque. Il y a du monde dans la salle.)

 Les deux frères : On veut voir le directeur.

Le directeur : Messieurs ?

Les deux frères : On dit partout que vous faites tous les sales coups qu’on vous demande ? C’est vrai ?

Le directeur : Messieurs, si ce n’était pas vrai, je n’aurais pas ouvert ce bureau.

Les deux frères : Même si on vous demande de rosser un chat ?

Le directeur : Les chats, messieurs, je ne connais que ça. Pour le même prix, on vous rosse le chat, on vous le noie ou on vous l’étouffe dans un sac.

Les deux frères : Même le chat de notre frère ?

Le directeur : Oui, bien sûr messieurs, personne ne saura que ça vient de vous, avec nous pas de traces.

Les deux frères : Même si c’est le chat botté ?

Le directeur : Ha, c’est exceptionnel, mais depuis cette année, nous faisons les personnages célèbres. Donc, pas de soucis. Autre chose ? Je peux ?

Les deux frères : Non, c’est bon ! On l’aura un jour, on l’aura.

Les clients (en chantant et en dansant) : « Efficace et pas chère, c’est la BAAF que je préfère, c’est la BAAF »

 

Spectateur : J’ai rien compris, c’était quoi ça ?

Présentatrice : Il n’y a rien à comprendre, c’est les pubs.

Spectateur : Ca me rappelle quelque chose, mais, elles n’existent pas ces pubs.

Présentatrice : Si, c’est les pubs des contes.

Spectateur : Ha, ils en ont aussi ? Les pauvres ! Mais ils regardent ça ou ? Z’ont pas la télé.

Présentatrice : Mais si, mais une seule chaine TCI

Spectateur : ha bon ?

Présentatrice : Télé Contes International.

Spectateur : Les pauvres !

Présentatrice : Ho pourquoi ?

 

Entracte.

Les infos :

Aude : 7 infos soir. Bonsoir Eva Poré.

Eva : 7 infos soir. Bonsoir Aude Véssel.

Aude : Nous allons vous présenter les infos du soir comme tous les jours sept informations exclusives rien que pour vous. On commence par le carnet rose. Eva, la célèbre Rose va se marier une fois de plus.

Eva : Hé, oui. La célèbre Rose, fille de la non moins célèbre Blanche Neige (Pour les ignares qui ne le sauraient pas.) vient d’épouser en troisième noce, le vaillant petit tailleur qui est tout de même, aujourd’hui, à la tête d’un empire financier spécialisé dans la chasse aux géants. Aux mauvaises langues qui disent qu’elle épouse le vieil homme, âgé de 132 ans, pour son argent, Rose répond que, contre le coup de foudre, on ne peut rien faire. Ce n’est que de l’amour.

Aude : Ajoutons que la famille royale de Blanche Neige n’a souhaité faire aucun commentaire.

Eva : Ma chère Aude, vous avez une annonce officielle du conseil des contes à nous faire.

 

Directeur : Bonjour Mr, vous venez admirer nos œuvres ?

Acheteur : Je cherche un tableau pour mon salon.

Directeur : Vous aimez quel style ? Baroque ? Conceptuel ? Dadaïste ? Néoclassicisme ?  Impressionnisme ? Cubiste ?

Acheteur : Ben, j’en sais rien. Un tableau cher qui fasse chic chez moi. Que je puisse montrer à mes amis pour les faire baver.

Directeur : Ha, vous tomber bien. J’expose, en ce moment, une artiste très talentueuse qui travaille beaucoup dans l’émotion avec des matières surprenantes. Je dois dire qu’en termes de prix, vous ne serez pas déçu. C’est une des artistes les plus chères que j’ai en ce moment. Vous voulez voir ?

Acheteur : Avec plaisir.

(Ils se dirigent vers un tableau blanc.)

Directeur : Voici le premier. Magnifique, non ?

Acheteur : Ben, on voit rien.

Directeur : Mais si, c’est clair, non ?

Acheteur : Ben, c’est tout blanc.

Directeur : N’est-ce pas merveilleux, cette blancheur ? On peut tout imaginer.

Acheteur : Oui, ou rien !

Directeur : Ha mais si, cette pâleur qui commence dans le blanc et va se finir dans cette noirceur blanche comme un jour qui nait et se finit dans la toile. Ce blanc immaculé qui évoque la fraicheur de l’enfance. Ce blanc dans lequel on devine tant de couleur. C’est un hymne à l’espace, un espace de liberté, la liberté d’imaginer. Ha imaginer tout ce que l’on veut. C’est transcendant !

Acheteur : Ouaip, moi, je trouve ça un peu blanc !

Directeur : Comment ? Blanc ? C’est tout ?

Acheteur : Ben, c’est vide, quoi !

Directeur : Ha, je vois. Pas d’imagination pour Mr. Il faut à Mr des choses plus concrètes, carrés. Alors, j’ai ceci pour vous. De la couleur ! Beaucoup de couleur. Et des formes ! Magistral ! Là, vous voyez des choses, non ?

Acheteur : Ben, des carrés de couleur.

Directeur : Oui, bon, d’accord, ça, c’est ce que voit le profane. Mais après ?

Acheteur : Après, Après quoi ?

Directeur : Quand on laisse son regard partir dans la toile. Quand on plonge tout entier dedans, corps et âme. Là, en ce moment, vous voyez quoi ? Moi, maintenant, de suite, je vois le château du prince avec la jeune damoiselle qui sort du château sur son bel étalon pie. Sa chevelure blonde qui ruisselle sur ses épaules au gré du trot de son cheval. Elle sourie, elle est heureuse de profiter de cette belle journée. C’est transcendant !... A suivre