On conte ou pas!

On conte ou pas !

 

Présentatrice : Bonsoir. Ce soir, c’est une soirée spéciale Conte. Alors, si vous n’aimez pas les contes, je vous conseille de rentrer chez vous. Mais, attention, j’entends par conte, le monde des contes, les personnages qui y vivent. On ne va pas vous raconter des contes. Si c’est ce que vous attendez cela de cette soirée, vous pouvez rejoindre ceux qui vont partir. Non, ça, on a déjà du vous le faire. Nous, les histoires à dormir debout, c’est pas notre genre, d’autant que là, vous êtes assis et j’espère que vous allez le rester.

Spectateur : Ben, si c’est une soirée contes sans contes, Vous allez nous raconter quoi ? Enfin, Je ne voulais pas dire raconter puisque raconter, ça conte.

Présentatrice : Qu’est-ce que vous voulez compter ? Le nombre de spectateurs ?

Spectateur : Non, non, je voulais parler des contes que vous ne voulez pas conter, pas des comptes quelconques ou l’on compterait n’importe quoi.

Présentatrice : Je ne vous comprends pas. Qu’est-ce que vous voulez compter ? La recette ?

Spectateur : Non, laissez tomber, on ne va jamais y arriver. Continuez votre exposé, les gens comptent dessus.

Présentatrice : Sur les contes ? J’espère bien, on ne va parler que de ça ce soir.

Spectateur : Bon, vous nous expliquez ?

Présentatrice : Je ne fais que ça.

Spectateur : Bon, bon, si vous ne racontez rien, de quoi ça va causer, votre soirée ?

Présentatrice : Mais si, on va vous raconter pleins de choses.

Spectateur : Ha bon, j’avais cru que … Non, rien. Mais comment allez-vous parler de conte sans en raconter ?

Présentatrice : Hé bien, vous allez voir ! Par exemple, les personnages de contes font beaucoup de choses comme nous, sauf, peut-être, les consultations chez le docteur. Ca, ça n’existe pas chez eux ! Comment font-ils, me demanderez-vous ?

Spectateur : Ben oui, je vous le demande.

Présentatrice : Ben, allez-y, demandez-le.

Spectateur : Ha bon ? Comment font-ils, alors ?

Présentatrice : Hé bien, ils viennent chez nous. Ce qui fait que nos docteurs ont, quelquefois, des patients un peu particuliers. Vous imaginez ce que ça peut donner ?

Spectateur : Ha non, pas du tout.

Présentatrice : Hé bien, regardez !

  1. Chez le docteur avec Mme chaperon

 

Le docteur : Bonjour madame, je suis là pour vous aider. Qu’est-ce que je peux faire ?

Mme Chaperon : Fer, mais il n’y a rien à faire, docteur. Je suis en pleine forme. J’ai une santé de fer.

Docteur : Touchons du bois, alors. En quoi, puis-je vous être utile.

Mme Chaperon : J’ai quelques soucis en ce moment.

Docteur : racontez-moi ça.

Mme Chaperon : je fais des rêves inquiétants. Je vois des loups partout

Docteur : Vous rêvez de loups ?

Mme Chaperon : Pas seulement dans mes rêves. Hier, j’étais dans un supermarché et un homme était à coté de moi, il regardait quelque chose dans un rayon. Il me semblait, comment dire, spécial. Très poilu, Il bavait et il grognait. En plus il m’a montré ses dents.

Docteur : Vous étiez au rayon dentifrice ?

Mme chaperon : Ha ça, je ne m’en souviens plus.

Docteur : Peut-être, avait-il une dent gâtée ?

Mme Chaperon : Je ne sais pas pourquoi il gâterait ses dents. Bien que, vous avez raison, elles nous rendent bien service.

Docteur : et ensuite ?

Mme Chaperon : J’étais toute chiffon et je me suis sentie fichu

Docteur (Il tend un chiffon à Mme chaperon) : tenez prenez celui-là.

Mme chaperon : Pourquoi faire ?

Docteur : Ben, avec ce chiffon, vous pourrez faire un fichu, si vous avez égaré le votre.

Mme chaperon : Mais, docteur, je n’égare jamais rien !

Docteur : Quel regard ! Bon, si vous le dites. Et ensuite ?

Mme chaperon : J’adore le beurre. J’en achète souvent en grande quantité. Quand j’en ai de trop, j’en amène à ma grand-mère qui l’aime aussi. Elle est dans une maison de repos de l’autre coté du parc en face de chez moi. J’y vais en marchant, tranquillement, ça me fais du bien. Je vais la voir souvent. J’aime marcher au milieu des arbres. J’adore les boulots et il y en a beaucoup dans ce parc

Docteur : Du boulot ? Si elle travaille encore, elle doit être en forme.

Mme chaperon : En forme ? En forme de quoi, docteur ?

Docteur : Je ne sais pas moi, madame. En forme de grand-mère.

Mme chaperon : Oui, surement. Mais, ceci dit, elle m’inquiète quand même. Je me fais du souci pour elle.

Docteur : Ce n’est, pourtant, pas la saison ?

Mme Chaperon : Quelle saison ?

Docteur : la saison des soucis.

Mme Chaperon : C’est comme ça, je ne peux rien y faire.  Alors je vais la voir souvent. Mais en ce moment, elle m’inquiète encore plus.

Docteur : Vous m’en direz tant.

Mme Chaperon : Elle est bizarre. Comme si elle se transformait.

Docteur : Se transformait ? Ah, et en quoi, elle se transforme ?

Mme chaperon : Je ne sais pas trop. On dirait qu’elle devient poilue. C’est fou, de plus en plus chaque jour, mais ce n’est pas tout. Elle se lèche souvent les lèvres et j’ai l’impression que sa langue grandit, grandit vraiment beaucoup. Et sa voix ! Sa voix est de plus en plus, comment dirais-je, inaudible, non pas vraiment, je la comprends mais c’est grave, vraiment grave.

Docteur : Mais non, ce n’est pas si grave que ça, elle vieillit, c’est tout. Sa voix faiblit, c’est normal.

Mme chaperon : Non, ce n’est pas ça. Sa voix devient plus grave, de plus en plus grave. C’est inquiétant. Et puis, il y a le beurre

Docteur : Quel beurre ?

Mme Chaperon : Ben, je vous ai dis qu’elle aimait le beurre, tout l’heure. Vous n’êtes pas concentré.

Docteur : Comment voulez-vous que je me concentre ? Et pourquoi faire ?

Mme Chaperon : Ben, heu, je… Voulais vous parler du beurre.

Docteur : Un beurre concentré ?

Mme Chaperon : Heu, ben, je ne sais pas moi. Le beurre de ma grand-mère. Celui qu’elle aime.

Docteur : Mais, elle vous aime, votre grand-mère !

Mme Chaperon : Ben, c’est marrant que vous me disiez ça parce que…

Docteur : Je ne vois pas ce que ça a de drôle.

Mme Chaperon : Non, mais, enfin… Et puis zut, Docteur, écoutez moi !

Docteur : Je ne fais que ça. Je vous égoutte pour vous concentrer sur notre conversation.

Mme Chaperon : Je ne sais plus ou j’en suis.

Docteur : Dans mon cabinet pour me parler de votre grand-mère et d’une histoire de beurre et que votre grand-mère vous aime.

Mme Chaperon : Oui, c’est ça, elle n’aime plus le beurre mais elle m’aime moi !

Docteur : Hé bien, tant mieux. Le beurre est mauvais pour la santé et vous êtes contente que votre grand-mère vous aime.

Mme Chaperon : Oui, mais c’est bizarre ! Elle m’aime, comment dire ? Pour de bon.

Docteur : c’est que vous êtes bonne avec elle ?

Mme Chaperon : Non, ce n’est pas ça !

Docteur : Vous n’êtes pas bonne avec elle ?

Mme Chaperon : Mais si, mais… Elle aime mon corps…

Docteur : C’est qu’elle a du goût !

Mme Chaperon : C’est bien ce qui m’inquiète.

Docteur : Voyons donc. Vous êtes jolie.

Mme Chaperon : Merci docteur. Mais ce n’est pas ça, Je suis vraiment à son goût. J’ai presque peur d’aller la voir. Elle se lèche trop les lèvres quand je vais la voir et sa voix est si grave, elle m’effraie.

Docteur : mais non, elle est chouette, votre grand-mère. Elle a du plaisir à vous voir et, avec l’âge, elle l’exprime plus fort, c’est tout. Quel âge a-t-elle ?

Mme Chaperon : Elle est très vieille, je l’ai toujours connue vieille. J’aurais voulu profiter de ses derniers moments avec elle. Continuer à lui apporter du beurre.

Docteur : Et la galette ?

Mme Chaperon : Enfin, docteur, c’est ma grand-mère et je ne pense pas à ça. De toute façon, elle ne doit pas être bien riche. Peut-être un petit bas de laine.

Docteur : Je pensais à la galette que vous auriez pu lui faire avec tout votre beurre.

Mme Chaperon : Tiens, c’est une bonne idée. Je n’y avais pas pensé, docteur. Mais je me demande si elle va aimer ça.

Docteur : Mais si, bien sûr, Une bonne galette. Toutes les grand-mères aiment ça.

Mme Chaperon : Je vais essayer mais je me demande si ma grand-mère ne serait pas en train de devenir un loup.

Docteur : Mais non, ma chère, vous voyez trop de loups partout, ça va vous jouer des tours un de ces jours. Je vais vous prescrire du mercurochrome ou plutôt de l’éosine. Ca vous fera du bien.

Mme Chaperon : Ce n’est pas un peu trop rouge, tout ça ?

Docteur : Du rouge, du rouge, Mme Chaperon, ça ne peut que vous faire du bien.

Fin

Pub Potion magique :

Quand je fais de la potion magique, je suis sûre que tout le monde sera content.

Moi j’appelle le Korrigan pour qu’il goute la potion de Maman

Quand je fais de la potion magique, je suis sûre de ce qu’il y a dedans

De la bave de crapaud, de la morve de Troll, évidement.

Quand je fais de la potion magique, je suis sûre de ce qu’il y a dedans

Potion magique, il y a une odeur dans l’air !

  1. Le docteur et Mme Neige

Docteur : Bonjour Madame, en quoi puis-je vous aider ?

Mme Neige : c’est un peu délicat docteur.

Docteur : Je suis là pour ça, Mme Ratafia

Mme Neige : Non, non, docteur, je m’appelle Neige, madame Neige.

Docteur : Allons-y, madame Pissenlit.

Mme Neige : Ben, voilà, j’ai un gros problème. J’ai la phobie des pommes en ce moment, et je ne comprends pas pourquoi.

Docteur : depuis combien de temps ? Mme cabestan

Mme Neige : Ben, disons, un petit moment, maintenant.

Docteur : Ca correspond à un moment précis dans votre vie ? Mme Sursis 

Mme Neige : Neige, C’est Mme Neige. Non, enfin si, mais je ne vois pas le rapport avec ce problème. Je me suis mariée, il n’y a pas longtemps.

Docteur : Et ça correspond à votre phobie des pommes ? Mme Chromosome.

Mme Neige : Ben, disons que c’est étrange. Le lendemain du mariage, ma belle-mère m’a proposée une pomme et j’ai refusé d’une manière très brusque. J’ai été très gênée ensuite pour mon mari.

Docteur : Et depuis, vous n’en avez pas mangé ? Mme Acné.

Mme Neige : Je m’appelle Neige, Mme Neige. Non, je n’y arrive plus. Dès que je vois une pomme, je crie, je deviens hystérique. Mais, ce n’est pas tout, docteur.

Docteur : je vous écoute, Mme banqueroute.

Mme Neige : Je crois que mon mari est spécial. Ses amis, surtout.

Docteur : Et pourquoi, Mme Courroie.

Mme Neige : Ce sont tous des nains. Ce n’est pas courant des nains, hé bien les amis de mon mari ce sont tous des nains.

Docteur : hé, il a beaucoup d’amis comme ça, votre mari ? Mme Salami

Mme Neige : Hé bien, je ne sais pas, attendez, il y a celui qui est plutôt discret, le râleur, celui qui est toujours en train de rigoler, l’autre qui sait tout, celui qui ferme les yeux dès qu’il peut, le fada, l’enrhumé et… Je crois que c’est tout.

Docteur : Ca nous en fait sept. Mme Alouette.

Mme Neige : Oui, c’est possible, je n’ai pas compté, c’est important ?

Docteur : C’est toujours important, le nombre d’amis. Vous connaissez bien la famille de votre mari ? Mme Ahuri.

Mme Neige : Je commence seulement à faire sa connaissance. Mon beau-père est chasseur, tous les dimanches, il part chasser.

Docteur : Et votre belle-mère ? Mme Cafetière.

Mme Neige : C’est une très belle femme un peu spéciale. Elle a des miroirs partout chez elle. Elle se regarde souvent dedans. Certains sont déformants dans tous les sens. Ca fait très bizarre de se regarder dedans.

Docteur : Et votre mari, que dit-il de tout ça ? Mme Tracas.

Mme Neige : Neige, je m’appelle Mme Neige. Ho, mais il est particulier lui aussi, docteur.

Docteur : C'est-à-dire ? Mme Plaisir.

Mme Neige : Il est très doux et gentil avec moi. Notre rencontre a été surprenante. J’étais dans une soirée et je me suis endormie dans une pièce.

Docteur : Vous aviez un problème ? Mme diadème

Mme Neige : Non, enfin pas vraiment, Je m’étais fait une égratignure avec un de mes peignes et j’avais un peu mal à la tête alors je me suis assoupie tout simplement. Il m’a réveillé avec un baiser. N’est-ce pas romantique, docteur ?

Docteur : Très, très, Mme Distraie.

Mme Neige : Il est tellement gentil qu’il a invité ses amis pour un certain temps. Du coup, c’est un peu le camping à la maison.

Docteur : Ses amis ? Mme Rififi.

Mme Neige : Oui, ses amis les nains.

Docteur : Tous ? Mme Frimousse.

Mme Neige : Oui, les… Sept. J’ai un peu plus de ménage à faire, les lits et le reste, mais bon. Je suis occupée dans la journée. Sauf quand ma belle-mère vient me voir. Et, en ce moment, je ne sais pas pourquoi, mais elle tient absolument à me faire manger des pommes. Et moi qui ne les supporte plus, vous imaginez, docteur ?

Docteur : Oui, bien sûr. Je comprends, Mme Débutant

Mme Neige : Avez-vous quelque chose pour me redonner envie de pommes ?

Docteur : Manger des poires, Mme Bonsoir.

Fin

Pub Misstick

Une ado à ses parents : C’est quoi, ce chapeau de Princesse, comment vous vouez que je sorte avec ça sur la tête ? Je me tape une honte d’enfer. J’ai honte, j’ai honte ! J’en ai marre de vivre dans cette famille.

Voix Off : Personne ne lui a dit que le prince charmant s’est marié ? Ouf ! Surtout pas un mot !

Pour trouver le prince charmant, taper Misstick. Misstick, le site qui fera que le prince charmant sera votre amoureux.

  1. Le docteur et Mr Occhio

Docteur : Bonjour, chez Monsieur, je peux vous aider en quoi ?

Mr Occhio : J’ai un problème délicat, docteur.

Docteur : Je vous écoute.

Mr Occhio : Mon nez pousse

Docteur : Oui, et alors ?

Mr Occhio : Ben, ce n’est pas normal, docteur.

Docteur : Et pourquoi donc, s’il vous plait ?

Mr Occhio : Mais, docteur, Personne n’a le nez qui pousse. Ce n’est pas normal.

Docteur : Mais si, vous dis-je, c’est une chose très courante.

Mr Occhio : Mais je suis ou, là ? Vous êtes bien docteur ?

Docteur : Absolument, chez Monsieur. Et je vous dis que c’est tout à fait normal d’avoir le nez qui pousse. Ca n’arrive pas à tout le monde, mais c’est assez courant.

Mr Occhio : Je… Suis un peu surpris, docteur. Mais vous en connaissez beaucoup des gens comme ça ? Moi c’est la première fois que j’en entends parler.

Docteur : Mais non, parlez-en autour de vous, vous verrez. C’est relativement fréquent. Mon beau-frère, par exemple, a aussi le nez qui pousse. Quand il devient trop grand, on lui en coupe un bout, hop et c’est bon.

Mr Occhio : On lui en coupe un bout ?

Docteur : Oui, je veux dire qu’on lui fait une petite opération rapide d’une heure environ, et c’est réglé

Mr Occhio : Ha bon, je suis surpris docteur. Si je m’attendais à ça !

Docteur : C’était tout ce qui vous amenait ?

Mr Occhio : Comment ? Heu… Non, j’ai un autre souci beaucoup plus gênant.

Docteur : Allons-y, mon ami, je vous écoute.

Mr Occhio : Ben, disons que j’entends une voix.

Docteur : Vous entendez une voix, c'est-à-dire ?

Mr Occhio : C’est difficile à dire. C’est une voix qui me parle dans la tête. Elle dit qu’elle est ma conscience.

Docteur : Ha, votre conscience ? Mais c’est tout à fait normal, mon cher !

Mr Occhio : Vous êtes vraiment sûr, docteur ? Moi ça me semble très bizarre.

Docteur : Vous rigoler, mon vieux ? Ha, je ne dis pas que c’est courant, que tout le monde a sa conscience, non, monsieur, c’est même plutôt rare. Vous avez beaucoup de chance. J’espère que vous en êtes conscient. Et qu’est-ce qu’elle vous dit votre conscience ?

Mr Occhio : Ben, heu… Elle me parle.

Docteur : Ca, je m’en doute, mais qu’est-ce qu’elle vous dit ?

Mr Occhio : Quand je veux, comment dire, faire quelque chose de pas bien… Mais, euh, rien de terrible, des petites choses de la vie de tous les jours qu’on fait mal. On est tous un peu comme ça, non ?

Docteur : Mais bien sûr mon vieux. Et alors ?

Mr Occhio : Ma conscience me rappelle à l’ordre. Elle me fait la morale.

Docteur : C’est extraordinaire. C’est la première fois que je discute avec quelqu’un qui a une conscience. C’est extra.

Mr Occhio : Ben, pas tellement, docteur, C’est gênant. Elle me parle presque tout le temps.

Docteur (en rigolant) : Vous faites tellement de bêtises ?

Mr Occhio : Non, mais elle est bavarde et me fait la morale pour un oui ou pour un non.

Docteur : C’est donc une femme ?

Mr Occhio : Je ne sais pas. Mais elle n’en a pas la voix. Elle m’a dit que je la verrais quand j’aurais acquis un peu de sagesse.

Docteur : Elle vous a dit à quoi elle ressemble ?

Mr Occhio : Heu… Oui, à un petit cricket

Docteur : Incroyable, c’est fantastique ! On m’en avait parlé mais je suis très content d’en avoir rencontré un. Un petit cricket… Extraordinaire. C’est tout ?

Mr Occhio : Ben, c’est déjà pas mal, non ?

Docteur : Oui, c’est vrai, une conscience !

Mr Occhio : Mais, ce n’est pas vraiment tout.

Docteur : non ! Vous en avez encore ?

Mr Occhio : Je vous dérange, peut-être, docteur avec mes histoires ?

Docteur : Non, du tout, mon ami, je vous écoute.

Mr Occhio : C’est difficile à croire mais…

Docteur : Allez-y, mon vieux, je vous écoute.

Mr Occhio : Quand je mange un bonbon, un moment après, j’ai l’impression que je vais me transformer en âne.

Docteur : Ha bon ?

Mr Occhio : Oui, je mange un bonbon ou une sucrerie, et j’adore ça, et, environ deux minutes après, je commence à braire au lieu de parler et je sens une queue pousser.

Docteur : hé bien !

Mr Occhio : Ce n’est pas tout. Je sens aussi les oreilles qui me poussent sur la tête.

Docteur : Ha ça ! Si la queue pousse, il est normal que les oreilles suivent !

Mr Occhio : Oui, ben, ça m’inquiète, docteur, j’ai l’impression de devenir fou.

Docteur : Mais non, mon ami, tout cela n’est rien que de très normal. Ne vous en faites pas.

Mr Occhio : Vous êtes sûr, docteur ?

Docteur : Mais oui, cher Monsieur.

Mr Occhio : Occhio, Mr occhio

Docteur : Allez, rassurez-vous, tout cela n’est rien, mon vieux (Il raccompagne Mr Occhio à la porte.) Au revoir et portez-vous bien.

Mr Occhio (En sortant) : Au revoir, docteur, et merci.

Docteur (Quand Occhio est sorti, il rit.) : Ha ces fous, qu’est-ce qu’ils ne vont pas inventer. Incroyable. Une conscience qui lui parle… Ha, ha, ha… Son nez qui pousse… Ha, ha, ha.

Fin

Une pub de la BAAF

C’est la BAAF

(Les deux frères de du maitre du chat botté viennent à la banque. Il y a du monde dans la salle.)

 Les deux frères : On veut voir le directeur.

Le directeur : Messieurs ?

Les deux frères : On dit partout que vous faites tous les sales coups qu’on vous demande ? C’est vrai ?

Le directeur : Messieurs, si ce n’était pas vrai, je n’aurais pas ouvert ce bureau.

Les deux frères : Même si on vous demande de rosser un chat ?

Le directeur : Les chats, messieurs, je ne connais que ça. Pour le même prix, on vous rosse le chat, on vous le noie ou on vous l’étouffe dans un sac.

Les deux frères : Même le chat de notre frère ?

Le directeur : Oui, bien sûr messieurs, personne ne saura que ça vient de vous, avec nous pas de traces.

Les deux frères : Même si c’est le chat botté ?

Le directeur : Ha, c’est exceptionnel, mais depuis cette année, nous faisons les personnages célèbres. Donc, pas de soucis. Autre chose ? Je peux ?

Les deux frères : Non, c’est bon ! On l’aura un jour, on l’aura.

Les clients (en chantant et en dansant) : « Efficace et pas chère, c’est la BAAF que je préfère, c’est la BAAF »

Spectateur : J’ai rien compris, c’était quoi ça ?

Présentatrice : Il n’y a rien à comprendre, c’est les pubs.

Spectateur : Ca me rappelle quelque chose, mais, elles n’existent pas ces pubs.

Présentatrice : Si, c’est les pubs des contes.

Spectateur : Ha, ils en ont aussi ? Les pauvres ! Mais ils regardent ça ou ? Z’ont pas la télé.

Présentatrice : Mais si, mais une seule chaine TCI

Spectateur : ha bon ?

Présentatrice : Télé Contes International.

Spectateur : Les pauvres !

Présentatrice : Ho pourquoi ?

Spectateur : Ben, moi le monde des contes, ça me faisait rêver. Pas de télé, pas de voiture. Des châteaux, des forêts profondes, des trucs de contes quoi !

Présentatrice : Ben oui, ils ont tous ça, mais aussi la télé.

Spectateur : Il y a quoi comme émissions ?

Présentatrice : Ben normal comme chez nous.

Spectateur : Des jeux stupides ? De la télé réalité !

Présentatrice : Oui, mais chez eux, ils ne sortent pas des émissions juste ridicules pour le restant de leurs jours, ils se font bouffer par un ogre, ou bruler par un dragon ou enfermer dans un donjon à vie ou encore pire, beaucoup plus rigolo que chez nous.

Spectateur : Ha oui ?

Présentatrice : Oui, oui, et puis, ils ont des infos comme nous.

Spectateur : Des infos comme nous ?

Présentatrice : Oui, mais de chez eux.

Spectateur : Mais ils parlent de quoi ?

Présentatrice : De ce qui se passe dans le monde des contes. C’est bientôt, l’heure des infos. Mais d’abord, il y a autre chose.

Spectateur : Quoi ?

Présentatrice : Comme toujours dans un spectacle, un entracte.

Spectateur : Ha, et il y a à boire ?

Présentatrice : Bien sur et des bretzels.

Les deux : A tout à l’heure pour les infos qui seront présentées par Aude Véssel et Eva Poré. Ce sont les deux présentatrices vedettes du journal de TCI qui présentent 7 infos soir. Entracte !

Entracte.

Les infos :

Aude : 7 infos soir. Bonsoir Eva Poré.

Eva : 7 infos soir. Bonsoir Aude Véssel.

Aude : Nous allons vous présenter les infos du soir comme tous les jours sept informations exclusives rien que pour vous. On commence par le carnet rose. Eva, la célèbre Rose va se marier une fois de plus.

Eva : Hé, oui. La célèbre Rose, fille de la non moins célèbre Blanche Neige (Pour les ignares qui ne le sauraient pas.) vient d’épouser en troisième noce, le vaillant petit tailleur qui est tout de même, aujourd’hui, à la tête d’un empire financier spécialisé dans la chasse aux géants. Aux mauvaises langues qui disent qu’elle épouse le vieil homme, âgé de 132 ans, pour son argent, Rose répond que, contre le coup de foudre, on ne peut rien faire. Ce n’est que de l’amour.

Aude : Ajoutons que la famille royale de Blanche Neige n’a souhaité faire aucun commentaire.

Eva : Ma chère Aude, vous avez une annonce officielle du conseil des contes à nous faire.

Aude : Oui, Eva, Le conseil des contes nous transmet cette note : Attention, la garde royale du royaume du nord signale une recrudescence d’ogres. Quelques enfants ont déjà disparus. Le royaume du nord conseille aux parents de garder leurs enfants à la maison autant que possible tout en signalant que c’est une mesure provisoire à la fin de l’été, les ogres seront repartis dans les montagnes interdites...  On me passe une dépêche qui m’indique qu’il vient d’y avoir une prise d’otage au siège de Tuegéant L’entreprise dont le directeur général n’est autre que le vaillant petit tailleur. Notre envoyé spécial qui est, déjà, sur place nous indique que le preneur d’otages est en train de négocier avec le GIGR, le célèbre Groupe d’Intervention de la gentil Royauté. On me dit que notre reporter est en liaison. Mon cher Laurent Outan, vous nous entendez ?

Laurent : Oui, ma chère Aude Véssel, je vous entends parfaitement.

Aude : Que se passe-t-il ? Qu’avez-vous appris de neuf ?

Laurent : Hé bien, je viens d’apprendre de la bouche même du chef du GIGR que le preneur d’otage n’est autre que le prince charmant lui-même. Il tient sous la menace de son épée toute l’équipe de Tuegéant, l’entreprise du vaillant petit tailleur, c'est-à-dire environ 3500 personnes. On ne sait encore rien de ses revendications. C’était Laurent Outan en direct du siège de Tuegéant.

Eva : Hé bien, merci Laurent, Vous nous rappelez dès que vous en savez plus.

Aude : Maintenant, des nouvelles de l’international, Eva. La guerre continue.

Eva : Tout à fait, ma chère Aude. Dans la guerre qui oppose le royaume des nains et le pays des fées, la grande bataille de derrière l’arbre qui était très attendu par les deux parties, espérant mettre ainsi fin au conflit, n’a fait que repousser l’échéance. En effet, si les nains ont pris le dessus dans la bataille au sol à coup d’épées, les fées ont surpris les nains en se battant très dévêtues, ce qui à déconcentrer considérablement, les nains mettant ainsi les deux belligérants à égalité.

Aude : On passe à la page économique. Le conseil des contes a pris une décision qui concerne tous les royaumes créant un nouvel impôt, le fameux impôt de la gamelle, dont nous vous avons déjà parlé. Mais, pour rafraichir la mémoire de ceux qui nous font une petite poussée d’Elsheimer.  Eva, rappelez-nous de quoi il s’agit.

Eva : La gamelle, c’est cet impôt dont on parle beaucoup depuis que la natalité baisse dans de nombreux royaumes. Les gens se font trop manger en ce moment, surtout les enfants. C’est pourquoi le Petit Poucet a fait la proposition d’un nouvel impôt qu’il a soumis, en Mars dernier, au conseil des contes. Le conseil a étudié cette proposition et a rendu son verdict ce matin créant cet impôt. Les ogres, les vouivres, les dragons et autres mangeurs de chair humaine sont réunis actuellement pour prendre une décision commune.

Aude : Nous allons retrouver, de suite, Laurent outan en direct du siège de Tuegéant car les choses bougent à l’intérieur. Laurent, vous nous entendez ?

Laurent : Parfaitement, ma chère Aude, Je viens de parler au chef du GIGR qui m’a dit que le prince charmant souhaitait faire une déclaration à la presse. Je vais essayer de m’approcher de la porte.

Eva : Ne prenez pas de risque, Laurent, ça peut être dangereux.

Laurent : Heu, vous croyez ? Bon, bon, je vais faire attention. (Il met un Gillet pare-balle.) Je m’approche de l’entrée. La porte s’ouvre. Le voici, le prince charmant est là devant moi. Cher prince, pourquoi…

Le prince : Prince Charmant, je suis le prince charmant, c’est important.

Laurent : D’accord, cher prince charmant, nos téléspectateurs vous écoutent. Pourquoi cette prise d’otages ? Quelles sont vos revendications ? Avez-vous, déjà, tuer quelques otages ? Combien en reste-t-il ?

Prince : Je t’aime, je t’aime depuis toujours et tu le sais. Rose, tu ne peux pas épouser ce vieux schnock. Nous sommes promis l’un à l’autre depuis toujours. Je vais faire une grosse bêtise si tu ne viens pas de suite me chercher… Rose, je t’aime.

Laurent : Prince, prince… (La porte se referme.) Trop tard. Il est rentré dans le siège. C’était Laurent Outan, en direct de Tuegéant.

 Aude : Très bien, Laurent, vous nous recontactez dès que vous avez du neuf. Revenons aux infos du soir. Eva, un braquage spectaculaire a eu lieu dans la nuit du 3 au 4 Juin dernier. C’est le fabuleux trésor du dragon noir, un des derniers de son espèce, qui a été dérobé.

Eva : Oui, Aude, la police royale vient de mettre la main sur le voleur. Il a fallu beaucoup d’ingéniosité et de courage au voleur pour braver tous les pièges diaboliques qui protégeaient le fameux trésor du dragon. Ce trésor légendaire est composé de millions de pièces d’or, du moins c’est ce que disent certains bruits, certaines légendes car ceux qui ont vu le trésor n’ont jamais été retrouvés. La police a retrouvé Simbad le marin errant sur une plage du sud du royaume. La seule déclaration que le voleur a fait à la police royale, c’est qu’il n’avait plus d’intérêt à la vie, ce monde étant trop cruel. Les policiers ont retrouvé le trésor du dragon au domicile du marin. Les millions de pièce étaient là dont une partie, ouvertes. Les pièces étaient toutes en chocolat. Aux questions de nos journalistes, le dragon, très heureux de retrouver son trésor, a déclaré que le chocolat était son péché mignon.

Bulletin météo

 Aude : Notre page météo avec les trois fées marraines.

Fée Passi : Je suis la fée Passi Bonjour.

Fée Passa : Je suis la fée Passa, bonjour

(Un temps)

Passi et Passa : Alors ?

Fée Lure : Je suis la fée Lure , bonjour.

Alors, le temps de demain, mesdames ?

Fée Passi : Bof, c’est pas terrible.

Fée Passa : Qu’est-ce que tu racontes ? C’est pas mal.

Fée Passi : Bof !

Fée Lure : ben, faut savoir les filles, j’ai prévu un gouter demain chez moi avec des copines.

Fée Passi et Passa : Quoi ? Et on n’est pas invitées ?

Fée Lure : Ben, heu, si … Je vous ai invité.

Fée Passi et Passa : Non ! Tu ne nous as rien dis.

Fée Lure : Mais si.

Fée Passi et Passa : Non !

Fée Lure : Ha bon ? Bon, alors je vous le dis, voilà ! Mais, s’il fait moche, j’annule tout. Elle dit quoi, l’image satellite ? (Elle prend une radio)

Fée Passi : C’est bien ce que je dis, c’est pas terrible ! (Elle tient aussi une radio en main.)

Fée Passa : Vous ne savez pas lire une carte, les filles. Il fera beau, ici, là et là. (Elle, aussi, a une carte en main.)

Fée Lure : Oui, bon là-bas, ok, mais ici ?

Fée Passi: T’es casse-pied, on t’a dit, pas terrible !

Fée Passa : Non, on a dit que ça ira, enfin surement. Ecoute, tu verras bien demain.

Fée Lure : Oui, bon, pour être sûre, j’appelle Mr météo… Allo, oui, c’est la fée Lure. C’est pour commander le temps de demain. La commande est déjà partie ? Ho non, Et alors, c’est quoi ? Nuageux tendance pluie avec des risques d’éclaircies, surtout au centre. Ca veut dire quoi ? S’il ne pleut pas, il fera beau.

Les trois : Bon, ben, voilà, S’il ne pleut pas, il fera beau les prochains jours. Nous sommes les fées marraines et c’était notre bulletin météo. Au revoir et à demain.

Aude : Nous passons à la page politique de notre journal. Les élections dans le royaume du centre sont annoncées.

Eva : Oui, et c’est une exclusivité TCI. Evolution de notre monde oblige, le vieux roi étant mort sans héritier pour le royaume du centre, le conseil des contes qui, décidément, n’arrête pas d’innover, vient de décréter une élection démocratique. Nous l’avons appris très récemment. Ce qui, bien sûr, déplait fortement à l’ogresse qui comptait prendre le pouvoir par la force dans le royaume. Nous recevons, ce soir, certains des candidats qui ont déjà annoncés leur candidature et ont acceptés de répondre à nos questions très pertinentes. Guy Bol et Jean Peplu, nos envoyés spéciaux sont, en ce moment même, dans le royaume du centre pour suivre ces élections. Ils sont aux cotés des candidats. Guy, vous nous entendez, c’est à vous.

Guy Bol : Oui, ma chère Eva, Je suis, donc, au royaume du centre avec les candidats à cette nouvelle élection. Je me tourne vers le premier candidat. Monsieur Loup, bonsoir.

Loup : Bonsoir, Mr Guy Bol

 Guy : Quelle sera la grande mesure que vous prendrez si vous êtes élu.

Loup : Manger de la viande sera obligatoire. Tous les chemins seront déviés pour passer dans les forêts les plus profondes possibles. Tous les enfants auront un uniforme à l’école. Un uniforme rouge avec un manteau pour qu’ils aient chaud en hiver, un manteau rouge, très rouge.

Guy : Très bien, merci.

Loup : Et je développerais l’habitat sain, toutes les nouvelles maisons se feront en paille surtout pour les petits cochons.

Guy : Oui, oui, je crois qu’on vous a compris. Bien, passons au candidat suivant. Mais je devrais dire les candidats suivants. Les sept nains, vous avez, vous aussi, décidé de vous présenter à cette élection et vous avez, donc, un programme. Mais, pourquoi tous les sept ?

Prof : hé bien, c’est très simple…

Grincheux : Et pourquoi pas, Monsieur ? Pourquoi ne pourrait-on pas se présenter tous les sept ? C’est pas interdit que je sache. Le conseil n’a rien contre, alors pourquoi pas ?

Joyeux : Et comme ça les ministres sont déjà là, pas besoin d’aller les chercher.

Guy : Quel est votre programme ?

Atchoum : Débelopper le recherche sur tous birus de la grippe bour ne blus aboir le rubbhe.

Dormeur : Rendre la sieste obligatoire au moins quatre fois par jour

Simplet : Compter les papillons, au moins une fois par jour, c’est important de compter les papillons.

Timide : Ne plus rougir quand on parle à une fille.

Prof : Oui, oui, tout cela et aussi et surtout, une surveillance renforcée des belles-mères en tous genre et, surtout, un renforcement de la traçabilité des pommes.

Simplet : On nommerait Blanche-Neige reine.

Prof : Elle est déjà reine.

Simplet : Ha bon ? Ben, je suis content. On n’est pas encore élu et on a déjà fait un truc de notre programme.  C’est bien, non ?

Les autres : Oui, oui.

Guy : Bien, je vous remercie messieurs les nains. Je me tourne, maintenant, vers vous, mon cher Jean Peplu. Vous avez à vos cotés, le représentant des orques et, pour votre débat coup de poing, en face de lui, vous avez un représentant des chevaliers. Chacun étant candidat à cette élection. C’est à vous, mon cher Jean Peplu !

Orque : Chevalier, tuer, chevalier, arrrrggg !

Chevalier : Sus aux orques, tous avec moi pour massacrer les orques.

Jean : Messieurs, un peu de calme, nous sommes en direct ! Mon cher ?, le débat est lancé et déjà vif. En espérant pouvoir finir ce débat, à tout à l’heure. Messieurs, puis-je avoir un mot de votre programme ?

Le chevalier : Je vais massacrer tous les orques de ce royaume

Orque : tuer chevalier, Arrrggg !

Jean : Bon, je crois que les arguments sont développés ; Il est temps d’arrêter les frais. C’était Jean Peplu en direct du royaume du centre. A vous Mon cher Guy Bol

Guy : Effectivement, encore un débat très musclé, mon cher Jean, quelle maitrise. Je vous propose une page de pub.

Pub lapins crétins :

Venu d’un autre monde, cet objet magique révolutionnera la conduite de votre carrosse. Les lapins crétins présentent le GOM GOM, cet objet magique emmènera votre carrosse ou vous voulez ! Il peut prendre la voix d’un mauvais génie : Tournez à gauche, à gauche bandes de crétins… Ou la voix d’une sorcière : Tournez à droite, à droite, qu’ils sont stupides ! Ou la voix d’un ogre : Dès que possible, faites demi-tour, j’ai dis demi-tour bande de nazes, vous êtes vraiment trop crétins.

Si vous vous trompez ; il vous GOM GOM !  (L’ogre sort de quelque part et assomme le conducteur.)

Guy : Après cette page de pub, je vous propose de… Ha non, on me dit qu’Eva Poré a du nouveau sur la prise d’otage du prince charmant. Aude, vous m’entendez ?

Aude : Oui, mon cher Guy. Nous avons du nouveau. Eva, vous êtes en contact avec Laurent Outan, notre envoyé spécial surplace.

Eva : Oui, ma chère Aude ! La prise d’otage vient de se finir, n’est-ce pas, mon cher Laurent ?

Laurent : Oui, le prince charmant s’est rendu tout à l’heure après que la célèbre et très belle Rose soit venue le voir. Ils ont discuté un moment ensemble et le prince s’est rendu.

Eva : Vous avez des infos sur les arguments de Rose ?

Laurent : Ce ne sont que des rumeurs. Rien de concret, mais certaines sources m’ont dit que Rose a promis au prince charmant que, dès que le vaillant petit tailleur mourra, elle l’épousera. Et, a t elle ajouté, vu son âge, il n’en à plus pour longtemps.

Eva : Mais, qu’est-ce que risque le prince pour cette prise d’otage ?

Laurent : Oh, comme il s’est rendu et qu’il n’y a pas eu de dégâts, ni blessés, au pire, deux ou trois années transformé en crapaud.

Aude : Merci, mon cher Laurent pour toutes ces nouvelles.  Longue vie et félicitation à Rose et au prince charmant.

Eva : C’est, peut-être, un peu rapide ma chère Aude.

Aude : Heu, oui, c’est surement vrai. Passons à notre page culturelle. Nous allons vous montrer un reportage dans une galerie d’art du royaume du sud ou les choses ne sont jamais comme ailleurs.

Reportage dans une galerie d’art :

(Un client entre dans la galerie d’art. Le directeur vient le voir. L’artiste est dans un coin devant une toile avec une truelle et de la boue.)

Directeur : Bonjour Mr, vous venez admirer nos œuvres ?

Acheteur : Je cherche un tableau pour mon salon.

Directeur : Vous aimez quel style ? Baroque ? Conceptuel ? Dadaïste ? Néoclassicisme ?  Impressionnisme ? Cubiste ?

Acheteur : Ben, j’en sais rien. Un tableau cher qui fasse chic chez moi. Que je puisse montrer à mes amis pour les faire baver.

Directeur : Ha, vous tomber bien. J’expose, en ce moment, une artiste très talentueuse qui travaille beaucoup dans l’émotion avec des matières surprenantes. Je dois dire qu’en termes de prix, vous ne serez pas déçu. C’est une des artistes les plus chères que j’ai en ce moment. Vous voulez voir ?

Acheteur : Avec plaisir.

(Ils se dirigent vers un tableau blanc.)

Directeur : Voici le premier. Magnifique, non ?

Acheteur : Ben, on voit rien.

Directeur : Mais si, c’est clair, non ?

Acheteur : Ben, c’est tout blanc.

Directeur : N’est-ce pas merveilleux, cette blancheur ? On peut tout imaginer.

Acheteur : Oui, ou rien !

Directeur : Ha mais si, cette pâleur qui commence dans le blanc et va se finir dans cette noirceur blanche comme un jour qui nait et se finit dans la toile. Ce blanc immaculé qui évoque la fraicheur de l’enfance. Ce blanc dans lequel on devine tant de couleur. C’est un hymne à l’espace, un espace de liberté, la liberté d’imaginer. Ha imaginer tout ce que l’on veut. C’est transcendant !

Acheteur : Ouaip, moi, je trouve ça un peu blanc !

Directeur : Comment ? Blanc ? C’est tout ?

Acheteur : Ben, c’est vide, quoi !

Directeur : Ha, je vois. Pas d’imagination pour Mr. Il faut à Mr des choses plus concrètes, carrés. Alors, j’ai ceci pour vous. De la couleur ! Beaucoup de couleur. Et des formes ! Magistral ! Là, vous voyez des choses, non ?

Acheteur : Ben, des carrés de couleur.

Directeur : Oui, bon, d’accord, ça, c’est ce que voit le profane. Mais après ?

Acheteur : Après, Après quoi ?

Directeur : Quand on laisse son regard partir dans la toile. Quand on plonge tout entier dedans, corps et âme. Là, en ce moment, vous voyez quoi ? Moi, maintenant, de suite, je vois le château du prince avec la jeune damoiselle qui sort du château sur son bel étalon pie. Sa chevelure blonde qui ruisselle sur ses épaules au gré du trot de son cheval. Elle sourie, elle est heureuse de profiter de cette belle journée. C’est transcendant !

Acheteur : Et vous voyez tout ça dans cette toile ? (Il sent un peu vers le directeur.) Vous fumez des trucs ?

Directeur : Comment ? Bon, je vois ce que c’est. C’est pas la couleur et les formes, non plus. Alors, j’ai ça aussi ! Superbe toile, grandiose. Comment vous trouvez ?

Acheteur : Quoi ?

Directeur : Enfin ! La toile.

Acheteur : Laquelle ?

Directeur : Celle qui est juste en face de vous.

Acheteur : Quoi ? Ca ? Ho, oui, je croyais que c’était un trou dans le mur. Ha oui, effectivement, il y a un cadre. C’est un tableau, alors ? Mais, c’est tout noir.

Directeur : Mais non, c’est la dépression faite peinture. L’artiste a exprimé tout ce que l’âme humaine peut avoir de torturé.

Acheteur : Ben, dites donc, il était mal ce jour-là.

Directeur : vous voyez toutes les nuances de couleurs qui s’expriment dans ce noir ? Un hymne à la vie dans un moment de détresse. On sent, dans l’expression de l’artiste, qu’il part de couleurs, de couleurs vives pour finir dans la noirceur absolue qui exprime une détresse qui me ferait pleurer tellement c’est beau. Transcendant !

Acheteur : Oui enfin, c’est noir !

Directeur : Bon, Je ne sais plus quoi faire. Je vous présente l’artiste en pleine création. Que faites-vous ma chère ?

L’artiste : Je crée.

Directeur : C’est merveilleux. Quel en est le sujet ?

L’artiste : La déchéance du monde. Comment nous nous vautrons dans la boue.

Acheteur : Ha, c’est vraiment de la boue ! Et vous allez le vendre ?

L’artiste : Je ne m’occupe pas de ces choses bassement matérielles.

Directeur : Vous êtes intéressé ? Aux environ de deux cent milles euros, on devrait… Pardon, trois cent mille ? Cinq cent ? Ok, cinq cent milles euros. On devrait trouver un terrain d’entente.

Acheteur : Ha oui, quand même. Quand je disais que je voulais un tableau cher, je me rends compte que tout est relatif. En attendant, je vous remercie de la visite. Je crois que je vais acheter un truc sympa chez IKEA.

Eva : Voilà, notre journal du soir se termine.

Aude : Merci de nous avoir suivis. Bonsoir, c’était Aude Vessel pour Sept infos.

Eva : Bonsoir, c’était Eva Poré pour sept infos.

Présentatrice : Voilà comment on vit dans le monde des contes.

Spectatrice : Oui, finalement, c’est un peu comme chez nous.

Présentatrice : Oui, un peu, mais un peu seulement.

Fin

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© nonin

Site créé avec 1&1 MyWebsite.